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Faut que je vous parle,
C'est difficile de se contenter d'un tatouage, quand on rentre dans le domaine. Le premier, on est retenu par la peur, par le doute, l'incertitude, le regard des autres. On réfléchit pas mal, on se pose les bonnes questions et il arrive qu'on retourne trois fois chez son tatoueur pour être sûr, bien être informé et vérifier s'il a bien comprit ce que vous vouliez. Moi j'étais comme ça. Carlos - mon tatoueur - a dû me prendre pour une folle, du haut de mes trois pommes et mon air tendue à moitié heureuse à moitié tremblante de peur. Il faut dire que c'est pas de la tarte, de se lancer, même si on en meurt d'envie. La première fois, c'est toujours plein de surprises et de terreur qui rendent le moment incroyable.
Alors quand on a passé l'étape du " je crois que je vais mourir ", on a bien envie d'y retourner, sous la piqueuse. C'est un peu comme se mettre à fumer des clopes. Tu commences par te dire que c'est juste pour essayer. Et puis un jour, t'en prends une autre, et bientôt tu te retrouves à acheter des montagnes de paquets de cigarettes. On échappe pas à la règle de la dépendance. Si ça ne tenait qu'à moi, je serais capable d'aller me faire tatouer tout les jours. Des petites pièces, parc-ci par-là, et puis un soir, un gros projet, qui dure quelques jours. On a jamais fini d'avoir des idées, quand on aime ce qu'on fait. Mais vous vous doutez bien que je peux pas me le permettre. De une, parce que je ne suis pas encore majeure, et de deux, parce que c'est tout de même un coup. Evidemment que ça en vaut la chandelle, quand on voit le résultat sur sa peau toute rougie, mais je suis pas encore riche, alors je vais me contenter d'en faire un à l'occasion.
En ce mercredi mi-grisâtre, mi-ensoleillé, je m'interroge sur le fait qu'il est bon de se priver des bonnes choses, pour en apprécier un peu plus leur valeur. Je prends l'exemple des tatouages, parce que c'est la thématique principale du blog, mais ça marche avec tout. Est-ce qu'on ne finit pas par se lasser, à force de le faire trop souvent ? Envisageons que j'aille me faire piquer tout les jours, certes c'est excessif, mais imaginons. J'irai tout les jours, pour des motifs qui, à force, ne me ressembleraient plus, et je finirai par m'ennuyer et ne plus y trouver un intérêt personnel, qu m'épanouirait. Oui, il existe une diversité dans les modèles, chez les tatoueurs, dans les formes et les techniques, mais on en a bien vite fait le tour, et on a bien vite plus trop de place.
Je finirai donc par prôner cette notion de rareté, qui rend les choses belles et pleines de souvenirs. Et que la quantité ne fera sans doute jamais la qualité.
Et si le débat continuait dans les commentaires ?
A samedi.
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