jeudi

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Fallait qu'on se dise,

Pour moi, le tatouage à toujours été une évidence. Dés que je suis entrée au collège, passer sous la piqueuse et avoir des tonnes de piercing, c'était mon but dans la vie. Je chérissais mon désir plus encore que mes poupées ou mon frère. Evidemment, les motifs que je voulais, et les endroits ont évolué, je n'avais pas du tout les mêmes idées, d'ailleurs je me suis complètement éloignée du monde du piercing. Ca n'a plus la même beauté qu'avant, puisqu'il est devenu trop populaire à mes yeux. Mais est-ce que le tatouage, lui, il se popularise ? C'est difficile de répondre à cette question sans imposer un " mais... ". On voit de plus en plus de tattoos un peu partout, et les mentalités deviennent plus clémentes face à cet art. Notre génération assiste à la monté du tatouage comme un accessoire de mode, et non plus comme un signe d'identité. Il ne faut pas se voiler la face, aujourd'hui le tattoo, c'est plus pour faire joli que pour s'identifier dans une petite parcelle de gens qui avait l'audace d'afficher noir sur peau qui ils étaient vraiment. On se fait un tatouage comme on achète du pain. Même dans le domaine de la mode, c'est devenu chic de se "salir" la peau à coup d'encre. Le nombre de marque qui se sont amusé à proposer des tatouages éphémère, je ne les compte plus. Le tatouage devient hipe, et on ne peut rien y faire. Et c'est ici qu'intervient mon mais...
Ce n'est pas parce que le tatouage se transforme en caprice d'un moment pour certain, que tout le monde subit cette vague de tendance sortit d'on ne sait où. On a tendance à penser que si une personne pense une certaine chose, les autres doivent avoir la même opinion, et c'est comme ça qu'on se retrouve dans le même sac. Mais chaque individu est très différent, et à ses propres pensées. On ne peut pas placer sur la même échelle une petite minette qui se fait tatouer le prénom de son nouveau copain dans le bas du dos, et le petit rockeur du coin qui vient se faire greffer une hirondelle en hommage à ses potos morts dans un accident de voiture. Certes, c'est trop " fashion " maintenant de se faire tatouer tout et n'importe quoi comme si ça n'avait pas vraiment de valeur, mais il faut bien se rendre compte que pour, je pense, une majorité de gens, l'art du tatouage reste un art que je qualifie de rare. C'est à dire qui a lieu quand on ressent le besoin de graver une partie de notre vie, et de nos, sur quelque chose de matériel, ici notre propre peau. Je ne suis pas contre la diffusion et l'adhèration du tatouage dans la société, mais il faut établir des nuances. Etant jeune tatouée, je n'apprécie guère qu'on me dise que je n'ai fais que suivre une mode, et que ça me passera dans deux ans. C'est insultant et trop difficile d'expliquer à un esprit aussi fermé pourquoi les tattoos ne me passeront pas.
Je ne sais pas si j'ai été très claire sur ce point, c'était un petit coup de gueule, puisque je remarque tout les jours un peu plus cette nouvelle mode du "tatouage sans raison". Non pas que je ne compte pas en faire, des tatouages sans significations, mais pas les premiers, en tout cas. J'espère que votre début de semaine c'est bien passé, que le temps reste doux, malgré décembre qui toque à la porte.

Le débat reste ouvert en commentaire !

A samedi.

samedi

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Fallait qu'on prévoit...,

J'écris cette article assise sur mon canapé, où se coince entre le dossier dur du sofa et mon dos complètement bloqué un coussin peu confortable. Je ne saurais vous dire comment j'ai réussi la prouesse de me casser autant le dos en à peine une demi-journée, mais ce miracle - ou saloperie, c'est comme on veut - me fait louper cinq heures de cours. Repos mérité soldat ! En tout cas, ce petit billet d'un après-midi pluvieux ne sert finalement qu'à vous faire part de mes malheurs du quotidien, mais également de vous annoncer la suite du programme des samedis. C'est le début du weekend, je ne vais pas vous submerger de ligne à lire, c'est déjà bien trop pénible de rester éveiller - les marmottes tmtc. C'est pourquoi le samedi, ce sera un peu la Liste Infernale. Je vous concocterais un rassemblement de tatouages, de favoris, de vêtements, de livres, de films, d'objets et de tas d'autres choses en tout genre... Bref, mes trucs de la semaine qui sont trop cools. En plus, avec Noël qui arrive à grand pas de vieux mecs se passant pour le Père Rouge, c'était le moment de vous donner plein d'idées de cadeaux. Evidemment, le mercredi on ne change rien, et on parle toujours de tatouage et de philospohie de la vie qui nous plaise toujours autant - dîtes-moi que je ne suis pas seule. Bien! J'en ai terminé avec ce court article, je vous avais dis que le samedi, c'était la flemme absolue. En attendant la neige, ou pourquoi pas le soleil, ou mieux encore les deux en même temps, je vous laisse replonger dans votre état comateux, et moi je vais dormir.
A MERCREDI !


mercredi

Weheartit


Faut que je vous parle,


C'est difficile de se contenter d'un tatouage, quand on rentre dans le domaine. Le premier, on est retenu par la peur, par le doute, l'incertitude, le regard des autres. On réfléchit pas mal, on se pose les bonnes questions et il arrive qu'on retourne trois fois chez son tatoueur pour être sûr, bien être informé et vérifier s'il a bien comprit ce que vous vouliez. Moi j'étais comme ça. Carlos - mon tatoueur - a dû me prendre pour une folle, du haut de mes trois pommes et mon air tendue à moitié heureuse à moitié tremblante de peur. Il faut dire que c'est pas de la tarte, de se lancer, même si on en meurt d'envie. La première fois, c'est toujours plein de surprises et de terreur qui rendent le moment incroyable. 
Alors quand on a passé l'étape du " je crois que je vais mourir ", on a bien envie d'y retourner, sous la piqueuse. C'est un peu comme se mettre à fumer des clopes. Tu commences par te dire que c'est juste pour essayer. Et puis un jour, t'en prends une autre, et bientôt tu te retrouves à acheter des montagnes de paquets de cigarettes. On échappe pas à la règle de la dépendance. Si ça ne tenait qu'à moi, je serais capable d'aller me faire tatouer tout les jours. Des petites pièces, parc-ci par-là, et puis un soir, un gros projet, qui dure quelques jours. On a jamais fini d'avoir des idées, quand on aime ce qu'on fait. Mais vous vous doutez bien que je peux pas me le permettre. De une, parce que je ne suis pas encore majeure, et de deux, parce que c'est tout de même un coup. Evidemment que ça en vaut la chandelle, quand on voit le résultat sur sa peau toute rougie, mais je suis pas encore riche, alors je vais me contenter d'en faire un à l'occasion.
En ce mercredi mi-grisâtre, mi-ensoleillé, je m'interroge sur le fait qu'il est bon de se priver des bonnes choses, pour en apprécier un peu plus leur valeur. Je prends l'exemple des tatouages, parce que c'est la thématique principale du blog, mais ça marche avec tout. Est-ce qu'on ne finit pas par se lasser, à force de le faire trop souvent ? Envisageons que j'aille me faire piquer tout les jours, certes c'est excessif, mais imaginons. J'irai tout les jours, pour des motifs qui, à force, ne me ressembleraient plus, et je finirai par m'ennuyer et ne plus y trouver un intérêt personnel, qu m'épanouirait. Oui, il existe une diversité dans les modèles, chez les tatoueurs, dans les formes et les techniques, mais on en a bien vite fait le tour, et on a bien vite plus trop de place. 
Je finirai donc par prôner cette notion de rareté, qui rend les choses belles et pleines de souvenirs. Et que la quantité ne fera sans doute jamais la qualité.

Et si le débat continuait dans les commentaires ?    

A samedi.

dimanche

Identité du tatoué.

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Faut que je vous explique,
Avoir un blog à moi, avoir mon petit univers que je personnalise et que je modifie à ma guise, c'est pas nouveau pour moi. Même avant d'en ouvrir un, j'étais habituée à passer sur d'autres. Mon premier blog, c'était de la beauté. Pas beaucoup d'originalité, pour dire vrai. C'était au moment où les bloggeuses et youtubeuses beauté enflammaient l'actu, et où chacun voulait aussi son petit moment de gloire. Je me suis bien vite rendue compte que dans ce monde, je n'avais pas grand chose à apporter, et bien que ça me passionne un peu de me faire bichonner et chouchouter et pomponner, je n'avais plus ma place sur la bloggosphère. C'est la vie, me direz-vous.
Alors je me suis mises à réfléchir, à me demander ce que je pouvais apporter aux gens, ce qui m'animait véritablement. Et soudain je me suis rappelée à quel point les tatouages me fascinaient, m’émerveillaient. Et puis de réflexion en réflexion, mon cerveau c'est mis à me faire comprendre qu'elle était là, ma voie. Que c'était ça, le nouveau cap de ma vie. Les tatouages... 
Parfois j'ai l'impression que d'en parler, c'est tabou. Ça coince les gens, ça les rend mal à l'aise quand ils n'aiment pas ça, ou ça les perturbent de partager avec un(e) inconnu(e) des petits bouts de nos vies si intimes. Parce que bien que certains se piquent sans trop y penser, ça reste tout de même à chaque fois un peu de nous qu'on dévoile. Moi, j'ai envie de casser ces barrières qui nous ligotent à cette gêne qu'on a, parfois, de s’exclamer sur nos tatouages, nos envies. J'ai envie de vous parler d'inspiration, de grands artistes, de projets, de rêve, de doutes parfois aussi. J'ai envie de vous tracer mon histoire, mon parcours à travers cet art du tatouage qui m'interpelle et que j'admire. 
Alors oui, je suis jeune, j'ai des idées derrière la tête et ce n'est pas forcement les plus philosophiques ou les plus touchantes, j'ai encore du temps devant moi et je regretterai surement des tas de choses, comme beaucoup de monde, en réalité. La seule différence, peut être, c'est que moi je les aurai graver sur ma peau, et que c'est pas si grave, en fin de compte, d'être jeune et insouciant.